J’empoigne Saint Yves avec émotion, je pense à vous mes prédécesseurs ces femmes et ces hommes anciens Bâtonniers de notre Ordre, vous me léguez un grand Barreau, un des 20 plus grands de France, un Barreau jeune, dynamique, inventif, force de propositions.

C’est un honneur de vous succéder.

Mes Chers Confrères, notre famille est attaquée.

Certains représentants de notre République veulent nous déréguler.

Rien que le son du mot fait mal.

Mais ils souffrent aussi d’un grand mal : drogués à l’économie, toxicomanes à la croissance.

Il paraît que notre ordinalité n’aurait plus cours, elle est pourtant la garantie du justiciable.

Alors comme disait Pagnol à propos de l’eau qui venait à manquer, j’ai prêté serment. Je veux mon Ordre.

Encore que cette eau-là coule toujours dans nos veines !

Notre grande famille judiciaire, magistrats, avocats, notaires, greffiers, enquêteurs, huissiers doit être unie.

Il suffit de penser à l’autre, à la mission de l’autre.

Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est faisable.

La justice du 21ème siècle nous sensibilise et nous commande de veiller au bon accueil du justiciable.

Bien sûr, mais il nous faut veiller encore et toujours à lui servir justice.

Je ne suis pas venu vous demander de l’aide pour notre petite famille malade, je suis venu vous proposer la nôtre pour la justice.

Eric BOURLION